L'eau ne part jamais du même côté
Un versant orienté au nord ne reçoit pas de soleil direct une grande partie de l'année. La rosée qui s'y dépose la nuit met des heures à s'évaporer, quand le versant sud est sec à neuf heures du matin. La mousse n'a besoin de rien d'autre : de l'eau qui reste, une surface un peu rugueuse, et du temps.
Le long de l'Eure, ce phénomène est amplifié par la rivière elle-même. L'air du fond de vallée reste chargé d'humidité une bonne partie de la matinée, surtout d'octobre à mars. C'est pour cela qu'une maison à Garennes ou à Croth se recharge plus vite qu'une maison sur le plateau de Bû, à dix kilomètres de là.
Pourquoi c'est un problème, au delà de l'aspect
Une mousse épaisse retient l'eau au lieu de la laisser filer vers la gouttière. Cette eau stagne au contact de la tuile, gèle en hiver, et fait éclater la terre cuite par l'intérieur. C'est le gel, pas la mousse, qui casse une toiture, mais c'est la mousse qui retient l'eau qui gèle.
Deuxième effet : les mousses qui se détachent finissent dans la gouttière. Une descente bouchée fait déborder l'eau au pied du mur, et les traînées noires en bas de façade suivent quelques mois plus tard.
Ce qu'il ne faut pas faire
Le nettoyeur haute pression tenu à bout de bras depuis une échelle est la pire idée. Il décape l'engobe de la tuile, cette fine couche cuite en surface qui la rend imperméable. Une tuile décapée boit l'eau, gèle plus facilement, et se recouvre de mousse deux fois plus vite l'année suivante.
Deuxième erreur fréquente : appliquer un hydrofuge sur une couverture en fin de vie. Le produit ne rattrape pas une tuile poreuse ou fendue ; il donne quelques mois de bel aspect sur un toit qu'il faut refaire.
- Ne pas monter sur une toiture mouillée ou couverte de mousse, c'est une patinoire
- Ne pas travailler à la haute pression sur de la terre cuite
- Ne pas traiter avant d'avoir remplacé les tuiles cassées
- Ne pas oublier de rincer les gouttières après le nettoyage
Le bon rythme
Dans le secteur, un versant nord se recharge en trois à cinq ans. Le bon repère n'est pas le calendrier mais l'épaisseur : tant que la mousse reste une pellicule, elle est cosmétique. Quand elle forme des coussins qui retiennent l'eau et qu'on en retrouve des morceaux au sol après le gel, il est temps.
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Le diagnostic se fait sur le toit et il ne se facture pas. Appelez le 06 67 49 31 02, ou décrivez ce que vous voyez sur la page de devis.




